Crises dans les pays d’origine et d’accueil : des réfugiés maliens « entre le marteau et l’enclume »

De nombreux réfugiés maliens disent vivre dans des conditions difficiles dans leurs pays d’accueil, notamment au Burkina Faso et en Mauritanie. Il en est de même pour les déplacés internes des régions de Mopti et Ségou qui dénoncent aussi leur situation.

« Nous sommes vraiment dans l’impasse. Nous vivons dans la précarité et la crise au Burkina multiplie nos souffrances ». C’est en ces termes que des réfugiés maliens vivant au Burkina Faso décrient leurs conditions de vie. Ces personnes affirment qu’elles manquent presque de tout. « Nous sommes entre le marteau et l’enclume » avec l’insécurité dans notre pays d’origine et le pays qui nous accueille. « Nous avons demandé aux autorités du Burkina de faciliter notre retour au bercail. Ils ont répondu que cela incombe aux autorités maliennes », témoigne un réfugié ayant requis l’anonymat.

Les réfugiés maliens en Mauritanie veulent rentrer

En Mauritanie, beaucoup de réfugiés maliens vivant dans ce pays frontalier aspirent retourner dans leurs localités d’origines. C’est en tout cas, ce qu’estime Abdoul Aziz Ag Mohamed, un des leaders des réfugiés maliens vivant en Mauritanie. Toutefois il indique que « l’insécurité au nord et au centre du Mali n’encourage vraiment pas le retour ».

Au Mali, c’est la précarité pour des déplacés internes

Plus de 54 mille déplacés venus des cercles de Niono, Macina et d’autres localités du Mali vivent aujourd’hui à Ségou. Certains d’entre eux témoignent qu’ils manquent de vivres, de toit et de soins de santé. Il en est de même pour les déplacés de Koro, dans la région de Mopti. Ils témoignent aux micros des correspondants de Studio Tamani dans ces localités.

Studiotamani

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