FMOS : vers la suppression du numerus clausus

La Faculté de médecine et d’Odontostomatologie (FMOS) a procédé, le jeudi 9 juin, à sa rentrée universitaire 2021-2022 sous le thème : «Médecine interne dans le système de santé au Mali : défis et perspectives». C’était sous la présidence du vice-recteur de l’USTTB, le Pr Mahamadou DIAKITE ; en présence du Doyen de la FMOS, le Pr Seydou DOUMBIA ; du secrétaire général du comité AEEM, Alfousseyni Niamazié DISSA ; de plusieurs professeurs et étudiants. La leçon inaugurale a été dispensée par le Pr Hamar Alassane TRAORE.

Dans son intervention, le secrétaire général du comité AEEM a déclaré que venir à la FMOS était un choix et y est resté un défi à relever. Selon lui, en plus de réclamer leurs droits, les étudiants ont également des devoirs comme le respect des textes. Il a fait savoir que le devoir de génération les appelle à assurer la relève. Le leader estudiantin a saisi l’occasion pour exprimer la reconnaissance des étudiants face aux efforts du décanat pour améliorer leurs conditions de vie et travail.

Dans son discours, le Doyen de la FMOS, le Pr Seydou DOUMBIA, a souligné que la rentrée universitaire était devenue une tradition au sein de sa faculté. Une occasion de rassemblement et de retrouvailles entre les professeurs, les anciens et les nouveaux étudiants.

Le Pr DOUMBIA a ajouté que la rentrée universitaire était également l’occasion de faire l’état des lieux de la faculté ; rendre des hommages et donner des perspectives. Selon les explications du Doyen, le thème de cette rentrée universitaire s’explique par le dévouement et l’exemplarité du Pr Hamar Alassane DIALLO qui est le pionnier de la médecine interne au Mali.

Le Doyen a salué l’énorme effort fourni par les étudiants en informant

que les premiers ont eu plus de 16 de moyenne et le dernier du numerus clausus a eu plus de 13 de moyenne. Il a salué les professeurs et les étudiants pour les efforts fournis et la transparence dans les examens. Comme défis, le Doyen a fait savoir que les effectifs de la première année dépassaient 3 000 étudiants cette année. Il a déploré que la FMOS fasse face à une insuffisance d’amphithéâtre et de salles de classe. Selon lui, il s’agit de gérer les effectifs pléthoriques en allant vers une nouvelle accréditation avec de nouvelles infrastructures. Le Pr Seydou DOUMBIA a informé que la FMOS travaillait pour que le numerus clausus qui a montré ses limites puisse être désormais un mauvais souvenir.

« Malgré les difficultés, nous avons une plateforme numérique qui a besoin d’être renforcé pour former plus d’enseignants et d’étudiants », a informé le Pr DOUMBIA. Par ailleurs, a-t-il souligné que les difficultés dans les stages doivent être corrigées désormais en respectant un guide de stage qui sera opérationnel cette année. Aussi l’on apprend que les thèses constituent des problèmes sérieux avec des pressions sociales.

Pour y trouver une solution, le Doyen a informé que la FMOS a adopté une nouvelle charte de thèse. Il a enfin informé que cette année sera marquée par la commémoration de la cinquantenaire de l’école nationale de médecine et de pharmacie.

Une occasion de rappeler tout ce qui a été fait pour guider la nouvelle génération et rendre des hommages. Le vice-recteur, le Pr Mahamadou DIAKITE, a invité les étudiants à maintenir l’USTTB en tête du peloton des universités au Mali. Il a rappelé que nous sommes dans un monde ouvert et que c’est la compétence qui fait la différence. Pour cela, le Pr DIAKITE a appelé les étudiants à fournir plus d’efforts pour être parmi les meilleurs, tout en rassurant que l’accompagnement du rectorat ne fera pas défaut.

Autres temps forts de cette rentrée universitaire ont été la leçon inaugurale dispensée par le Pr Hamar Alassane TRAORE sur la Médecine interne dans le système de santé au Mali : défis et perspectives ; et la remise des attestations à des professeurs (retraités et non retraités) qui ont tout donné à la faculté.

 

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