Lancement officiel et symbolique de la campagne de vaccination du Cheptel national au titre de 2023-2024: Pour une campagne reussie, le PRAPS-2 Mali et le PADEL-M, appuient les services vétérinaires avec 52.050.000 doses de vaccins pour un montant global de plus 1.660.000.000 de FCFA

Dans la mi-journée du 17 décembre 2023, à Kambila, Cercle de Kati , le Dr Choguel Kokalla MAÏGA, Premier ministre, Chef du Gouvernement de la Transition, face au drame des maladies animales, a procédé à l’inoculation symbolique de la première dose de vaccin contre la péripneumonie contagieuse bovine PPCB sur un taureau blanc devant les bénéficiaires que sont les éleveurs. Cet acte du jour en plus de constituer une sensibilisation, traduit la volonté politique de haut niveau du Gouvernement malien en matière de politique de promotion et de développement de la filière élevage. Il consacre également, le lancement officiel symbolique de la campagne nationale de vaccination du cheptel au titre 2023-2024 au Mali, une journée qui magnifie annuellement l’élevage. Pour cette campagne nationale de vaccination du cheptel, ce sont 76.636.645 de sujets qui seront concernés contre la peripneumonie contagieuse bovine ,la peste des petits ruminants, la maladie de newcastle et la fièvre aphteuse.

Au Mali, le Groupe de la Banque Mondiale, BIRD, IDA, est un partenaire potentiel du gouvernement malien. Il intervient dans le financement du secteur élevage à travers le PADEL-M , Projet d’Appui au Développement de l’Élevage au Mali et le PRAPS-2 Mali Projet Régional d’appui au pastoralisme au Sahel.

La contribution du PRAPS pour la stratégie d’éradication du PPR est de 101 000 000 de doses de vaccins et pour la stratégie de contrôle de la PPCB est de 60 millions de doses sur la durée du PRAPS. En plus de l’acquisition, le projet appui en chaîne de froid, matériels roulant, carburant pour les agents vaccinateurs, appui à la surpervision de la campagne la formation qualifiante et continue.

Pour la campagne en cours cours 52 050 000 doses de vaccins ont été acquises pour un montant de plus de 1 660 millions, ce vaccin est reparti entre 29,5 millions pour la PPCB, 18,5 millions pour la PPR, 4 millions pour la Maladie de Newcastle, 50 000 pour la fièvre aphteuse. En plus de ces appuis, le PADEL-M, contribue à la mise en œuvre de la stratégie de contrôle de la brucellose et la tuberculose animale ainsi que les salmonelloses. Les vaccins contre la PPCB et la PPR ont été payés avec le Laboratoire Central Vétérinaire du Mali, ce qui permet de renforcer sa capacité d’autonomisation. En rappel ce même laboratoire a été appuyé en lyophilisateur pour un mont de près d’un milliard en vue d’augmenter sa capacité de production de vaccins. Il faut souligner que pour le contrôle de la maladie de newcastle , le PADEL-M, intervient à travers l’aviculture traditionnelle.La maladie de newcastle est entretenue par les volailles traditionnelles.Cette aviculture traditionnelle entretient la maladie de Newcastle autour des élevages modernes. Le PADEL-M intervient alors en essayant d’améliorer la vaccination autour des élevages .

Pour rappel, le PRAPS-2 Mali a pour objectif d’améliorer la résilience des pasteurs et agropasteurs dans certaines zones ciblées de la région du Sahel veut atteindre des resultats majeurs à l’horizon 2027. Il s’agit entre autre d’améliorer de 90 % la couverture vaccinale contre la PPCB, améliorer de 95,2 % le nombre de petits ruminants vaccinés contre la PPR et marqués, toucher 5 350 000 bénéficiaires directs dont 30% de femmes et jeunes pasteurs et agropsateurs et leurs familles. En ce qui concerne le PADEL-M, le PADEL-M. Il a trois composantes pour le renforcement des services d’élevage à fin d’atteindre son objectif, qui est d’améliorer la productivité de l’élevage dans les filières non pastorales sélectionnées, le soutien à l’investissement privé, la prévention et la gestion des crises et coordination du projet, d’où la sous composante appui institutionnel et coordination du projet.

La cérémonie qui a mobilisé des membres du gouvernement dont le ministre de l’élévage Youba Ba, le gouverneur de la Région de Koulikoro, le préfet de Kati, le Maire de la Commune rurale de Kambila des services centraux de l’élevage, du président de l’APCAM, du Coordinateur national du PRAPS-2 , PADEL-M, Dr Moussa Coulibaly et son staff a servi de cadre pour le Premier ministre d’évoquer les mesures prises par son gouvernement pour préserver la santé du cheptel national. « Elle marque toute l’importance que les autorités de la Transition accordent au sous secteur de l’élevage et la lutte contre les maladies animales et de zoonoses  » a-t-il souligné. Le Premier ministre a remercie également les partenaires techniques et financiers qui accompagnent le Mali dans la vaccination du cheptel et dans l’amélioration de la santé des animaux. » L’objectif de la campagne de vaccination du cheptel national est de mobiliser tous les acteurs à fin de réduire l’incidence des maladies par l’augmentation du taux de couverture vaccinale et d’assurer une surveillance épidémiologique efficace, » a-t-il expliqué.

« La campagne va concerner 76.636.645 têtes. Elle va mobiliser 125 agents, 159, 400 agents d’appuis, 14 millions doses de vaccin, 475 millions de FCFA du budget national. L’élevage est une activité économique majeure du Mali. Il reste le premier produit d’intégration économique de la sous-région. L’élevage interview dans les questions de nutrition de sécurité alimentaire et d’environnement dans la sous-région, » a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a estimé qu’à travers la transhumance, l’élevage constitue un cordon ombilical qui lie le Mali à plusieurs états de l’union du Sahel et du golf de Guinée. Il a déclaré que les productions animales se placent au premier rang des recettes totales d’exploitation des produits agro-sylvo-pastoraux. « Le défi de la lutte contre les maladies animales est à notre portée , » a-t-il assuré.

Au paravant, le ministre de l’élévage et de la pêche M.Youba Ba, très investi personnellement pour le développement de l’élevage et de la pêche a rappelé en chiffres l’importance du secteur dans l’économie du Mali . Il a cité que selon les données statistiques de l’INSAT de 2021, l’élevage constitue la principale source de subsistance pour plus de 30 % de la population malienne et contribue pour 15% au produit intérieur brute, 24% à la production secteur rural , environ 80% du revenu des populations rurales , et près de 20% aux recettes d’exportations. « Le cheptel national est placé au premier rang dans l’espace UMOA, et au second rang dans l’espace CEDEAO, » a-t-il déclaré. Selon la DNPIA,le Mali disposait en 2022 d’un effectif cheptel de 12 848 696 Bovins, 21 149 809 ovins, 29 201 079 caprins , 1 294 233 camelins, 54 703 376 volailles entre autres. « Notre ambition est de faire de l’élevage le moteur de développement économique et social de notre pays à travers la structuration et la modernisation des filières pour la réalisation de plus de revenus aux producteurs. Pour satisfaire cette ambition nous devons lever les contraintes prioritairement d’ordre sanitaire et améliorer l’alimentation du bétail, qui constituent également un frein au développement du secteur de l’élevage. Cette ambition s’inscrit en droite ligne du cadre stratégique et la relance du développement économique durable 2019-2023 contribuera sans nul doute à lutte contre le chômage des jeunes et la pauvreté et favorisera une meilleure intégration du genre dans les activités de développement de notre pays, » a-t-il affirmé.

Quant au Président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali, APCAM, le Dr vétérinaire Sanoussi Bouya Sylla, il a mis l’accent sur l’importance de l’insémination artificielle en évoquant pson rôle dans la production du lait et la viande de qualité et en quantité. « Nous avons des inquiétudes, avec la fin des projets comme le PADEL-M, et autres projets qui aidaient fortement le centre national dissémination artificielle, nous risquons un retour en arrière dans l’insémination artificielle, il faut trouver des solutions pour le centre national dissémination artificielle et les éleveurs dès maintenant, » s’inquiéter t-il. Il a évoqué également le rêve des éleveurs à savoir posséder de leur propre usine de lait.

Madou’s CAMARA

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