La restitution des trésors royaux au cœur des projets scientifiques entre chercheurs Béninois et Internationaux à Paris.

Dans le cadre de la semaine culturelle du Bénin au Musée du Quai Branly à Paris, s’est déroulée, dans la matinée du mercredi 27 octobre 2021, une série de discussions associant des chercheurs, des muséographes et des scientifiques venus du Bénin et du reste du monde.

Deux grandes interventions ont polarisé l’attention au demarrage de cette rencontre. D’abord, le propos d’ouverture par Emmanuel Kasarhérou, président du musée du quai Branly sur le contexte de la restitution.  Ensuite, l’intervention de Paul AKOGNI, directeur du Patrimoine culturel du Bénin sur le thème « La restitution des biens culturels, entre enjeu culturel et essor d’une économie muséale et patrimoniale au Bénin ». A leur  suite, une série de présentations a eu lieu.

La « Présentation des fonds et des archives du Service Historique de la Défense » a été faite par Donatienne Ruby – Nougaret, adjointe de la cheffe de la division des archives de la Guerre et de l’armée de Terre.
Gilles Ferragu, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université Paris Nanterre et adjoint au Chef de la Division recherche, études, enseignement au sein du Département Histoire et symbolique du Service historique de la Défense quant à lui, a fait une «Présentation des expéditions militaro-scientifiques françaises et européennes et
Contextualisation des expéditions militaires ».

Felicity Bodenstein, historienne de l’art, spécialiste de l’histoire des musées et des collections, maîtresse de conférences, Sorbonne Université a axé sa communication sur : « Le système de ‘prize’ britannique : le cas du Bénin, 1897 ».

Évoquant l’histoire d’objets, Didier Houénoudé, directeur de l’Institut National des Métiers d’Art, d’Archéologie et de la Culture à l’Université d’Abomey-Calavi, historien de l’art, enseignant-chercheur à l’Université d’Abomey-Calavi et Gaëlle Beaujean, responsable de collections Afrique au musée du quai Branly – Jacques Chirac ont retracé
« Le parcours des objets d’Abomey ».

Pour le compte de l’ étude scientifique des œuvres ( trois bocio) Philippe Charlier, directeur du Département de la recherche et de l’enseignement au musée du quai Branly – Jacques Chirac a livré son «Compte rendu des analyses et des études scientifiques réalisées par le musée du quai Branly – Jacques Chirac sur une partie des œuvres restituées ».

Jetant un regard d’archéologue sur le processus de restitution en cours, François-Xavier Fauvelle , historien et archéologue spécialiste de l’Afrique a fait à travers une vidéo enregistrée, un tour d’horizon de l’ Histoire et l’archéologie des mondes africains (la place du Bénin) .

A sa suite, Didier N’Dah, Archéologue et maître de conférences à l’Université Abomey – Calavi et Philippe Charlier, directeur du Département de l’enseignement et de la recherche au musée du quai Branly ont livré des études sur des techniques et leurs expériences sur des recherches archéologiques effectuées sur le site d’Abomey.

Au titre de la synthèse et de la conclusion de cette matinée scientifique, Romuald Tchibozo,
Coordinateur de la filière Histoire et archéologie de l’École Doctorale Pluridisciplinaire de l’Université d’Abomey-Calavi a amené l’auditoire à replacer le contexte de « La migration des objets d’art dans une histoire globale ».

L’ensemble de ces différents échanges scientifiques ont permis de mettre en lumière le travail qualitatif de recherche et de transfert de compétences effectué depuis de longs mois par les experts Béninois et Internationaux dans le cadre du processus de restitution des Trésors royaux du Bénin.

Les experts présents ont rassuré de ce qu’au terme de la restitution de 26 œuvres des trésors royaux au Bénin, ils continueront à mutualiser leurs compétences et ressources aux fins de documenter davantage l’histoire mémorielle de l’humanité.
Cette rencontre scientifique en marge de l’exposition est la preuve que la restitution de 26 œuvres des trésors royaux au Bénin n’est que le premier pas d’une coopération scientifique qui se dessine avec de nombreuses pistes de collaboration à moyen et long termes.
Elle vient démontrer également que le combat pour la restitution des objets culturels n’est pas qu’une revendication idéologique mais doit s’accompagner d’une politique de valorisation de l’exception culturelle.

https://www.gouv.bj/

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