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Terrorisme dans le Liptako-Gourma : Et si le Mali et le Burkina Faso conjuguaient les efforts pour endiguer le fléau commun….

Si le septentrion malien était perçu comme l’épicentre de l’insécurité grandissante, orchestrant la crise multidimensionnelle de 2012, force est de constater que de nos jours, la zone du Liptako-Gourma, communément appelée ‘’la zone des 3 frontières’’ constitue le nid des hommes armés de toute sorte, dans la bande sahélo-saharienne.

Le choix porté sur cette zone par les groupes terroristes pour en faire leur sanctuaire, est loin d’être fortuit. Car, cet espace géographique donnant accès aux trois pays frontaliers (Le Mali, le Burkina Faso, le Niger), s’étend sur une superficie de 370.000 Km2. Au regard de l’étendue et la position géographique, ‘’la zone des 3 frontières’’ faisant partie de la région du Sahel central, ne peut servir qu’une base convenable pour les différents groupes armés, véritables ennemis de la paix.

Du GSIM (groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans) à l’EIGS (État islamique dans le Grand Sahara), en passant par leurs différentes ramifications, chacun y opère, sans se gêner.  Ainsi, les activités illicites telles que les trafics en tous genres (armes, drogues, motos et carburant), le vol et l’enlèvement de bétail, l’orpaillage et le braconnage leur permettent de financier leur implantation et leur expansion.

Ce mode opératoire réellement transnational, fomente des crises alimentaire et humanitaires aiguës, dans les différentes communautés des trois zones frontalières. Pire! En renforcer leur ancrage local, y compris par le biais du recrutement, ces groupes djihadistes gagnent facilement la confiance des jeunes qui ne tardent à se radicaliser.

Une coopération tripartite à défaut, Bipartite

Quand même que la montée en puissance de l’armée malienne en guerre contre des hordes terroristes, se concrétise sur le terrain, grâces aux engagements des autorités de la transition dirigée par le colonel Assimi Goita, des efforts restent à faire pour contenir les ambitions des ennemis de la paix.

Il s’agira pour les autorités de nos trois pays frontaliers, notamment le Mali, le Burkina Faso et le Niger de conjuguer les efforts politiques et militaires, afin de ratisser la zone du Liptako-Gourma, devenue sanctuaire des groupes terroristes. C’est à ce prix que la lutte contre le terrorisme, engagée dans la bande sahélo-saharienne, pourrait atteindre les résultats escomptés.

Vu que cette stratégie militaire très ambitieuse pour nos trois Etats, puisse connaitre d’éventuel ajournement à cause d’agenda militaire occidental initié par la France et accueilli par certains de nos pays du sahel ; les autorités maliennes et Burkinabè devraient s’engager dans une coopération militaire bipartite, renforcée par d’autres partenaires militaires dont les russes.

S’agissant à travers ces forces hybrides qui seront déployées dans la zone en question, de poursuivre les interventions militaires intenses à travers des patrouilles mixtes. Un genre d’intervention militaire de longue haleine, qui pourrait bien porter fruits si elle est bien structurée.

Mouhamar/info360.info

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