Société

Révélation fracassante sur la vente illégale de l’or vénézuélien par le gouvernement de Nicolás Maduro : L’homme d’affaires malien, Alou Boubacar Diallo encore épinglé !

Selon la presse sud-américaine, reprise par les agences internationales, l’opposition vénézuélienne a dénoncé ce mercredi que le gouvernement de Nicolás Maduro vend illégalement de l’or des réserves nationales pour accéder à des liquidités et par le fait, contourner les sanctions internationales, a rapporté l’agence AFP.

Dans le tableau qui trace les différentes étapes de cette mafia, figure bel et bien le nom de celui qui veut venir Président de la République du Mali, l’homme d’affaires doublé de politique, président d’honneur de l’Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-Mali), Alou Boubacar Diallo.  Cela ne surprend point ceux qui surnomment M. Diallo, le ‘’caméléon’’ qui change toujours de couleur avec ses partenaires. La conclusion est vite tirée, si le Mali tombe entre les mains de ce dernier comme Président de la République, ça sera bonjour les dégâts.  Que Dieu nous préserve. Le bras de fer entre le régime de Nicolás Maduro et son opposition, autour de la vente illégale de l’or vénézuélien dans lequel apparait le nom de Alou Boubacar Diallo permet de comprendre beaucoup de choses.
« Nous dénonçons que le régime de Maduro réalise, avec le soutien de ses alliés autoritaires et de sociétés telles que Noor Capital des Émirats arabes unis (EAU), un programme d’échange d’or contre de l’argent qui lui a permis d’obtenir environ un milliard de dollars en 2020  » Julio Borges, commissaire aux relations étrangères du gouvernement intérimaire de Juan Guaidó au Venezuela, a dénoncé sur Twitter .
Borges a présenté l’enquête mardi au département du Trésor et ce mercredi à la commission des relations étrangères du Sénat, a déclaré l’homme politique lors d’une conférence de presse virtuelle depuis Washington.

Selon le communiqué, l’enquête du réseau a duré environ un an. Borges a appelé à davantage d’enquêtes et de sanctions pour les individus et les pays qui ont permis la mise en œuvre du plan,  qui « liquide les réserves d’or du Venezuela et hypothèque l’avenir des prochaines générations de Vénézuéliens ».

Parmi les mis en cause, le doigt est pointé sur le Mali, le président d’honneur de l’Alliance Démocratique pour la Paix (ADP-Mali), Alou Boubacar Diallo et un autre homme d’affaires malien, Boukary Sidibé. Apparait également au centre du jeu, le responsable de la sécurité pour la campagne présidentielle de 2017 de Aliou Boubacar DIALLO, l’ancien policier Jean Michel Daviaud.
Selon M. Borges, le régime de Maduro a pu survivre grâce au réseau d’individus et d’entreprises sans scrupules dans le monde, qui, souvent avec le consentement de leur gouvernement national, contribuent à financer la répression et la misère des Vénézuéliens. Il ressort que les Emirats Arabes Unis sont « le centre névralgique de ce grand vol de richesses du Venezuela, servant de centre financier de ce plan illicite. De grandes quantités d’argent quittent les Emirats Arabes Unis pour le Venezuela pour être échangées contre de l’or vénézuélien ». La société Noor Capital est impliquée dans le complot, selon l’opposition.
Selon l’enquête, la vente illicite d’or vénézuélien a commencé à Moscou lorsqu’un avion charter Boeing 757-200 de la compagnie Eurofei, associé à la flotte présidentielle du Kremlin, est parti pour l’aéroport de Bamako au Mali. « D’une manière synchronisée, un avion émirati rempli d’argent liquide part à la rencontre de l’avion russe à Bamako. C’est ici que l’argent liquide (…)
L’avion russe se dirigeait vers l’aéroport international de Maiquetía, près de Caracas. « À Maiquetía, sous le couvert de la nuit, l’argent est déchargé en échange des réserves d’or vénézuéliennes qui, cachées dans les bagages discrets des passagers, sont chargées dans l’avion cargo russe une fois l’argent entre les mains du régime », la déclaration détaillée.
L’avion russe rentrait au Mali avec la cargaison d’or pour la transmettre à l’avion émirati à destination des Émirats arabes unis. « Alors que la plupart de l’or est destiné aux Émirats arabes unis, une partie de l’or a également atteint d’autres pays comme la Libye et la Suisse », a ajouté la source.
L’enquête a révélé que « parfois » dans une raffinerie près de l’aéroport de Bamako, au Mali, l’or est introuvable. Au moins huit voyages par le même avion cargo russe ont été suivis avec l’itinéraire susmentionné entre le Venezuela et l’Afrique.
« Dans un transfert récemment observé à l’aéroport de Bamako, 28 valises contenant probablement environ 51 millions d’euros en espèces ont été transférées de l’avion émirati vers l’avion russe en attente qui a volé directement vers Caracas », indique le communiqué.
L’opposition a nommé le Français Olivier Couriol, qui a travaillé avec Noor Capital en tant que responsable de la gestion d’actifs et de fonds, en tant que figure centrale de l’opération, ainsi que d’autres personnes liées à l’entreprise.
Julio Borges a déclaré qu’il existe « des preuves de tout ce complot » telles que « des documents, des photos ou des vidéos ». « Tout est bien documenté », a-t-il déclaré.
L’opposition partagera également l’information avec l’Union européenne.

Au Mali, en ces temps de lutte contre la corruption, on ne peut que s’étonner du silence des autorités dans cette affaire.

AFP avec une correspondance particulière

 

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