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Ressources minières et pureté au Mali en 2022 : Le diamant et le lithium en vedettes pour un avenir radieux

En début juin 2022, la découverte de quelques pierres de diamants au Mali, plus précisément dans la nouvelle Région de Bougouni, a fait une vaste réactions sur la toile nationale et mondiale.

Vrai ou faux, en tout cas l’information donnée sur cette nouvelle a émis des réserves quant à la procédure ayant abouti à la découverte de ce pierre précieuse (carbone pur cristallisé), la plus brillante et la plus dure de toutes, le plus souvent incolore. Le contexte est que la société SAMADOU MINING qui est bénéficiaire d’une autorisation d’exploration de trois mois , dans ses recherches superficielles moins de 10 mètres sous le sol a découvert quelques petites pierres de diamant.

Au niveau de l’Etat « les travaux sont en un état embryonnaire en d’autres termes le stade de la recherche » nous avait déclaré le Directeur national de la Géologie et des Mines, M. CHEICK FANTAMADY KEITA avant de préciser que « l’État est entrain de mener des grands travaux d’envergures , la géophysique,les travaux de forages afin de savoir si c’est une continuité, si ce diamant a des réserves qu’on peut exploiter ». Ce que nous pouvons affirmer ici est qu’une éventuelle confirmation à grande échelle de gisements de diamant à Bougouni sera bénéfique pour le trésor public car cela contribuer a générer une énorme valeur ajoutée à l’économie nationale dans la mobilisation de ressources financières pour réaliser d’infrastructures sociales de base.

Une grande partie de ces ressources financières sont engendrées grâce aux fiscalités minières engendrées par le Ministère des Mines à travers la Direction nationale de la Géologie des Mines. Selon le nouveau code minier, toute substance découverte lors de la phase d’exploration est remise à l’État.

Quant au lithium , métal alcalin blanc, le plus léger des solides, sera exploité également à Bougouni …

Le Ministre Lamine Seydou Traoré a posé la première pierre du projet lithium de Goulamina (Bougouni). Cette  première usine de lithium du Mali, qui sortira des terres du Ba-ni-monotiè dans 24 mois devrait contribuer à renforcer la transition énergétique. Il constitue un incroyable gisement de classe mondiale au Mali. Son Directeur Général Leo Lithium Limited, Simon Hay avait précisé lors de la cérémonie de pose de la première pierre le 4 juin 2022, qu’il sera classé dans le top 5 mondial des mines de production de spodumène, et sera le plus important en dehors de l’Australie. « Nous sommes ravis de ce que le projet apportera à la communauté locale, et à la République du Mali en général« , s’en est réjoui Simon Hay. Le lithium contribue à la protection et à la préservation de l’environnement et du développement durable.

L’argent ne doit pas cacher l’or

Même si c’est dans derniers ces temps, le retard de paiements de certaines sociétés détentrices de permis de recherche, a conduit à des divergences d’interprétation entre la DNGM et la direction des domaines de l’Etat. Ce qui aurait pu permettre au Bureau du Vérificateur Général de déceler, une irrégularité financière portant sur un montant de 2,8 milliards par rapport à l’application d’un article de la convention type au niveau de la Direction Nationale de la Géologie et des Mines DNGM. D’après des experts, ces retards de paiement devraient être dû à l’application des dispositions du nouveau code minier. Ce nouveau Code, adopté en 2019, a été opérationnel en novembre 2020 à la faveur de son décret d’application. Le décret portant approbation de la convention type a été également validé. Il abroge toutes les dispositions antérieures contraires à part la clause de stabilité.

Le nouveau Code minier est entré en vigueur avec objectif d’améliorer les revenus issus des industries extractives et pour les populations et pour l’État. Ce qui devrait en temps normal rentrer dans le cadre d’une meilleure politique d’incitation des investisseurs privés nationaux à s’intéresser au secteur, par une approche pédagogique ( expliquer, accompagner, assister ). Et, chose très importante,c’est que dans le cas précis des 2,8 milliards FCFA , la Direction Nationale de la Géologie et des Mines qui en 2021 avait battu le record de recouvrement avec 3.150.235.169 FCFA en 2021 mobilisés dans les caisses du trésor public; a déjà adressé des lettres de rappel à ces sociétés indexées et d’autres lettres sont en voie d’acheminement auprès de celles qui n’en avaient pas encore reçues. Ces sociétés minières et , leurs noms existent, les montants qu’elles doivent payer sont connus et certaines ont déjà réussi leurs correspondances de rappel par la DNGM et d’autres recevront les leurs dans les jours à venir. Et,jusqu’à preuve du contraire, aucune d’elles endettée n’a jamais nié l’existence de ces sommes qu’elles doivent payer au trésor public.

Un autre point d’espoir

Dans le cadre de la concrétisation de la politique d’assainissement du secteur minier engagée par le gouvernement de la Transition en cours afin de favoriser le développement du contenu local et contribuer à l’augmentation des investissements dans le cadre du partenariat public-privé ,la DNGM envisage d’user des moyens forts nécessaires y compris l’interpellation des acteurs qui s’adonneraient à l’exploitation illégale de l’or. Sur ce plan, de nombreuses interpellations sont déjà effectives à ce niveau avec la confiscation des équipements et matériels des terroristes miniers dont le sort est actuellement est confié entre les mains de la justice malienne .

Pour sécuriser le recouvrement des recettes et assurer une meilleure efficacité et transparence dans la gestion des titres miniers et dans la collecte des revenus générés par le secteur, le Ministère des Mines du Mali a sollicité l’ONG Revenue Development Foundation (RDF), avec le financement de la Coopération Allemande GIZ,qui a installé à la DNGM le système d’Administration de Cadastre Minier (MCAS) rendant ainsi l’octroi et la gestion des titres miniers et des revenus associés systématiques et plus efficaces.
Un référentiel d’information en ligne vient de terminer ce cycle de responsabilisation et de transparence en publiant toutes les recettes minières en ligne et en rendant ainsi les données disponibles pour les parties prenantes et le public malien qui peuvent déjà acclamer la DNGM et le Ministère des Mines de l’énergie et de l’eau pour la politique d’innovation mise en place .

Sur chaque gramme d’or, l’état perçoit 3% de taxes

Il y’a beaucoup d’insuffisance au niveau de l’exploitation de l’or au Mali actuellement d’où une dynamique d’assainissement du secteur minier

Lors du Conseil ordinaire des ministres du mercredi 11 mai 2022 , au chapitre du Ministère de l’économie et des finances, il a été décidé que durant 120 jours, les mines d’or en exploitation sur le territoire malien, recevront les auditeurs du Groupement Iventus Mining et Mazars Sénégal pour la réalisation d’un audit. Cet exercice devrait permettre au Gouvernement d’avoir plus de visibilité sur les ressources minières en vue d’une meilleure planification pour améliorer les revenus potentiels.Les résultats qui sortiront de cet audit vont permettre à l’Etat de connaître les sociétés qui lui ont caché beaucoup de choses. Ces sociétés doivent craindre des sanctions de la part de l’État , qui verra clairement les contrats et les conventions signés.

Souhaitons qu’à l’issue de cet audit, qu’il soit encore possible d’augementer les taxes dans l’avenir afin que l’or du Mali brille pour le Mali et pour sa population.

Notrepatrie, tel une belle dame aux cheveux en or, aux yeux en diamant, au cœur en lithium , aux habits en coton portant des chaussures en ciment marche lentement et sûrement vers son développement socio-économique durable pour le bonheur de tous.

Info360.info

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