Tissage : Un regard sur l’INA qui interpelle les autorités !

La consommation des productions locales est et demeure la seule option pour rendre indépendante l’économie d’un pays et par conséquent la rendre concurrentielle à l’échelle mondiale. Bien que les différents exécutifs dont l’actuel gouvernement de la transition ont consenti des efforts importants qui sont à saluer, il est à signaler un nécessaire renforcement des politiques faisant la valorisation du secteur et notamment l’apprentissage du tissage qui demeure le sous bassement de la consommation de la cotonnade malienne.

C’est le constat majeur fait à travers le  passage de notre équipe de reportages à l’atelier de tissage au niveau de l’annexe II de l’institut national  des arts (INA) au village Kibaru. Ce mardi 23 novembre 2021, Mme Coulibaly Awa Camara nous reçoit .Elle est instructrice au métier de tissage avec  sous son apprentissage 24 apprenants de la 1ère  année à la 4ème  Année du cycle dont 20 filles .L’atelier dans lequel elle opère  est un ensemble constitué entre autres de deux bâtis,  avec des traverses, deux ensouples, deux cadres à plioir, les pédales,  le taquet. Il dispose également  de 9 métiers montés en fonction eu égard au problème d’espace dû à l’étroitesse de la salle d’apprentissage. Les défis qu’elle rencontre dans cette activité sont nombreux .

Ils sont d’ordre financier et matériel. La preuve en est que faute d’un système d’éclairage  de l’atelier, l’institutrice est obligée d’enfouir  un appareil téléphonique sous son foulard par avoir de la lumière et travailler sur son atelier à tisser . Mêmes difficultés pendant l’hivernage où la petite salle servant d’atelier de tissage pour les apprenants  est remplie d’eau et le sol en ciment se dégrade. D’autres problèmes selon le chef d’atelier Sidiki Coulibaly sont entre autres : l’acquisition de la matière première notamment le fil à bobine depuis la fermeture de  la COMATEX égrène t-il  poursuivant que  les ourdissons à leur disposition sont en état défectueux et que la teinture est  de mauvaise qualité pour la coloration  des fils.

Le plaidoyer du Directeur Général …

Vêtu en chemise faite du coton malien, le plaidoyer du Directeur général de l’institut national des arts M. Amadou Lougé sont objectifs  et interpelle  les autorités en général et particulièrement le Ministère en charge du domaine .Selon lui , les ateliers à tisser sont fabriqués au sein même de l’INA grâce à la conjugaison des efforts des experts et des menuisiers de l’institut et cette politique est d’une avantage capitale à conserver par tous notamment les décideurs politiques pour booster la production locale qui est aujourd’hui une des priorités affichées des autorités de la transition « Nous avons toujours demander à pouvoir faire des tenues pour l’administration malienne .Et cela par des tables ,les décorations, les salles de réunions  par des élèves ,des étudiants .Par cela ,nous voudrions venir en aide au marché malien. Nous encourageons que les autorités mettent en avant le consommé malien » plaide t-il.

Mamadou Camara et Seydou Konaté/info360.info

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