Août 2022, pour la tenue des élections générales? 

En effet,  nous avons appris sur la page Facebook du Ministère des affaires étrangères et de la Coopération dans sa mise à jour du 7 décembre 2021, la visite officielle du Ministre des affaires étrangères et de la Coopération Internationale,  Abdoulaye DIOP , chez le Président du Ghana, président en exercice de la Cedeao. La seule personnalité malienne couverte par l’immunité diplomatique, en plus du Président de la Transition Colonel Assimi Goïta. Ceux-ci ne sont pas ciblés par les sanctions de la CEDEAO contre des  hautes personnalités maliennes.
La Cedeao se réunira le 12 décembre en sommet ordinaire comme précédemment annoncé lors de sa dernière session extraordinaire, il y a un mois. Et, en principe contrairement à la Guinée,  seul le dossier du Mali sera sur la table des échanges de l’ensemble des chefs d’Etat de l’organisation ouest-africaine. Le Ministre Diop pour qui connaît ses expériences dans le rouage diplomatique et ses carnets d’adresses très riches , a-t-il demandé et obtenu  officiellement auprès du  président en exercice la cedeao, le président Ghanéen Nana Addo Dankwa AKUFO-ADDO , le report de six mois des élections générales au Mali et du coup la prolongation de la Transition dont la fin était préétablie en février 2022?
En tout cas, selon  des sources dignes de foi, plusieurs chefs d’état et de gouvernement auraient déjà  plaidé auprès du président en exercice de la Cedeao, le Ghanéen Nana Akufo-Addo, afin d’obtenir un report de la présidentielle malienne de six mois, c’est-à-dire au mois d’août 2022. Dans une récente déclaration en marge d’un sommet à Dakar,  une haute personnalité onusienne qui connaît comme la prunelle de ses yeux,  la situation contextuelle du Mali et qui y a séjourné presque une décennie, aurait émis un doute sur le respect de la date de février 2021 pour la tenue des élections générales. Donc, un plaidoyer de poids pour le Ministre Diop qui, en plus de son offensive diplomatique depuis sa nomination, toujours avec sa valise dans l’avion pour aller plaider la cause du peuple malien pour un Mali uni et paix durable avec des institutions démocratiques fortes et légitimes.
Selon certains experts de la diplomatie, approchés par notre rédaction, la Cedeao, souhaiterait  renforcer sa batterie de sanction pour  maintenir toujours la pression sur les autorités actuelles de la transition politique en cours qui avait depuis lors signifié à la cedeao son souhait d’organiser l’élection présidentielle du mois de février 2022 comme cela était initialement prévu, à une autre date propice afin de tirer les enseignements du passé et cela avec la volonté du peuple malien.
Toujours selon nos mêmes interlocuteurs, il semblerait que parallèlement à ce durcissement de ton de la Cedeao à l’endroit des autorités de la transition,  serait disposée à utiliser d’autres opportunités de discussions avec le régime en place. Pour cela nous renseigne un diplomate, la Cedeao serait prête à négocier un report de l’agenda électoral initialement prévu en février 2022, à  un délai « raisonnable » de six mois.  A ce rythme de l’offensive gagnante de notre pays  avec  des arguments solides, le Mali risque d’être à l’abri de nouvelles sanctions y comprises  économiques qui pourraient être actées dans cinq jours lors du huis clos des à Accra des Chefs d’Etat et de gouvernement de la cedeao.
La Rédaction/info360.info

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