Réglementation des loyers à usage d’habitation: Où est passé le Projet de décret du gouvernement du Mali?

A l’initiative du ministère en charge du commerce et de l’Industrie de l’époque, un atelier avait été organisé, du vendredi 8 au Samedi 9 octobre 2015 au CICB, sur un projet de décret portant réglementation des loyers à usage d’habitation en République du Mali.
A l’issue des travaux, de nombreuses et importantes recommandations ont été formulées parmi les quelles nous pouvons citer: « Le Propriétaire de la maison ne fixe plus le loyer, finie la caution de 2 mois ! Un délai obligatoire de 3 mois au propriétaire pour reprendre sa maison, les «coxers» désormais hors-la-loi… ».
Ces recommandations énoncées par les participants venus en nombre et qui étaient visiblement très intéressés, sont en passe de devenir un véritable cauchemar pour les  populations maliennes, qui, de plus en plus, font face à d’énorme crise économique. « S’il y’a un problème essentiel et général aujourd’hui  pour tout malien non possesseur de son propre toit d’habitation  au Mali , c’est bien le  prix exorbitant du loyer mensuel … », a appris le reporter de info.360.info, auprès d’un citoyen de la commune V du district de Bamako.
Par ailleurs, d’autres nous déclarent que les logements sociaux destinés aux personnes ayant des moyens financiers limités,  selon la vision du président président ATT (paix à son âme), sont loin de l’être aujourd’hui.   » seuls les nantis en profitent aujourd’hui, qui les donnent même en location« , a-t-on appris.
Les couches défavorables de ce pays vont-elles continuer à subir de cette forme d’injustice sociale ? Nos autorités sont interpelées face à cette situation à dormir debout, car les victimes sont recensées à longueur de journées. « les prix du loyer varient selon les humeurs des propriétaires, pareil pour la caution. Si pour certains, il faut payer trois mois pour accéder à leurs maisons, d’autres te diront six mois... », déplore un habitant de Badalabougou, qui invite nos autorités à agir face à cette injustice qu’il qualifie de torture mentale.
Pour d’autres, le hic demeure le comportement inhumain de certains gérants des agences immobilières souvent privés de tout sentiment humain.  » Lors de recouvrement, ils viennent mine serrée, et ne sauraient retourner sans leur argent. A défaut, on te filera l’ultimatum », a souligne Ousmane Ballo, habitant de Torokorobougou.
Face à telle injustice sociale, que devons nous attendre de nos autorités? Le Colonel Assimi Goita et son gouvernement sont donc interpelées.
La Rédaction

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