Intégrité dans la gestion des affaires publiques : Le recrutement à la CANAM comme un bon exemple à suivre

Conformément à l’esprit de la promotion de la bonne gouvernance, qui vise à poser les fondements d’une « culture de la transparence » dans l’administration publique, le Conseil d’Administration de la CANAM avait recommandé un recrutement, en vue d’étoffer son équipe d’intervention sur le terrain.

Le processus qui s’est déroulé dans le strict respect du cadre organique 2013/2017, favorable à l’intégrité dans la gestion des affaires publiques, semble susciter de polémique. En effet, ceux qui n’ont pas pu réussir les épreuves du concours, s’adonnent aux dénonciations arbitraires.

Que s’est-il passé ?

Selon nos informations, suite à ladite recommandation, les besoins en personnel ont été estimés à 104 conformément au cadre organique 2013/2017. C’est ainsi que des TDR relatifs au recrutement de personnel à la CANAM ont été élaborés et une commission de recrutement a été mise en place. Aussi, le comité de gestion de la CANAM a été informé du lancement des travaux de recrutement. La CANAM a eu l’autorisation de l’Autorité de Protection des Données à Caractère Personnel.

Ainsi, ladite commission a effectué ses tâches dans le strict respect du cadre organique 2013/2017. Du lancement de l’appel à candidature, en passant par la réception et le dépouillement des dossiers sur la base des critères contenus dans l’appel, pour arriver à l’organisation d’un concours avec plus de 4000 candidats pour 104 postes ; tous les travaux ont été exécutés selon les règles de l’art. Il en est de même pour la correction des copies avec respect de l’anonymat et l’organisation de l’interview. Eu égard à tous ces efforts consentis, les admis ne peuvent qu’être des meilleurs et des méritants !

Des sacrifices pour parvenir au changement tant prôné, il le faut….

Mais peut-on vraiment faire d’omelette, comme on dit, sans casser des œufs? Aujourd’hui, on n’a pas assez de choix: soit on est pour le changement tant prôné, et on y va, soit on accepte de rester dans le désordre! Si nous sommes conséquents avec nous-mêmes, il va de soi que la première option l’emporte. On a assez parlé de la notion de responsabilité sans jamais vouloir devenir des responsables! Pour une fois qu’on a trouvé des gouvernants pour briser le mythe et donner un sens à cette notion de responsabilité, il y a là à espérer que l’exemple de la CANAM puisse servir de déclic pour tous nos futurs administrateurs.

Pour tous ceux qui occupent, même une petite portion de responsabilité, et à quelque niveau que ce soit, aucun sacrifice ne sera de trop pour amorcer le vrai changement au Mali. On l’a souvent dit et redit, il y a lieu d’opérer un changement dans les mentalités au Mali, tout comme chez l’homme Malien!

En vue de parvenir à cet idéal, qu’est le changement tant prôné pour un Mali nouveau, le Colonel Assimi Goita et son équipe font la transparence dans la gestion des affaires publiques, leur cheval de bataille.

Mouhamar/info360.info

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